1 an 1 Livre | 8 mai : premier lever
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8 mai : premier lever

8 mai : premier lever

Le réveil sonne, il est 5h30.

Plein d’enthousiasme, je bondis hors du lit.

Excepté deux bruyants et envahissants moustiques, j’ai passé une bonne nuit. Heureusement ce matin, je ne ressens aucune piqure. Mon seul tube restant d’anti-moustique (merci M’sieur le douanier belge), estampillé pharmacie et spécial pour ces contrées, s’est donc révélé particulièrement efficace, le fait de m’en enduire amplement la veille au soir, aussi. Cela me rassure.

Une bonne douche, des vêtements légers et amples à séchage rapide achetés spécialement pour l’occasion, ma natte de yoga – neuve elle aussi – une bouteille d’eau, et je serai fin prêt.

Dans la douche, aucune paroi ne la séparant du lavabo et de la toilette, il y a une raclette. Je vais rapidement comprendre qu’une fois douché, avant même de penser à bouger l’ombre d’un petit doigt, son usage est indispensable… Je viens de fermer le robinet, et alors que je me penche légèrement en avant pour saisir mon essuie, soudainement, en une fois je dérape et m’approche du sol à une vitesse proche du « supersonique ». Le sol détrempé est devenu aussi glissant que celui d’une patinoire. Je m’écroule de tout mon long. Miraculeusement, je n’ai rien de cassé. Je suis un peu sonné. Et c’est d’un geste lent et mesuré que je m’empare de la dite raclette pour frotter très consciencieusement le sol et éliminer la moindre goutte.

De 5h45 à 6h, il est prévu un temps « thé du matin ».

Encore que, pour en jouir, il eût fallu que le thé soit effectivement là.

Pour se faire, quatre choses sont nécessaires : du thé, de l’eau chaude (pas bouillante), une tasse, et du temps. En un mois, soyons clair : les quatre furent rarement là simultanément. Il manquait souvent au moins une chose, et ce de façon variable : une fois c’était le thé, l’autre fois l’eau, une autre fois encore la tasse, mais la plupart du temps, ce fut justement le temps : comme rien n’était prêt, le temps de rappeler les serveurs, le temps qu’ils viennent, le temps qu’ils apportent le nécessaire, nous n’avions plus le temps de le boire, sous peine de se brûler langue et palais…

Comme c’est mon premier lever, je ne suis pas encore au fait de toutes ces «subtilités». Et comme j’entends les portes des chambres voisines claquer et le bruit de pas qui montent dans l’escalier, j’en déduis que je n’ai plus le temps de boire mon thé. Je ne veux pas être en retard à mon premier cours. Dans l’escalier, je me lance à mon tour.

Une fois en haut, tous les participants se retrouvent dans la salle sur le toit de l’hôtel-école. Elle est grande, en bois, surmontée d’un toit en tôle ondulée, totalement vitrée avec une superbe vue sur les montagnes et la forêt. Un inconvénient majeur : elle va se révéler au fur et à mesure de l’avancement de la journée comme un véritable four. D’autant qu’à la place des 30 – 33° degrés prévus à cette époque de l’année, ce mois va être celui d’une terrible sécheresse telle que l’Inde n’en a plus connu depuis des décennies. Les températures vont monter jusqu’à 44° à l’ombre …

Le petit-déjeuner se prend à 9h, après les deux premiers cours, car le yoga physique se doit d’être pratiqué à jeun. Il est 8h30 et je commence déjà à mourir de faim.

 

« Pour qui se lève de bonne heure, rien ne remplace l’air du matin, pour la santé et la pureté de l’âme. » – Henri-Frédéric Amiel

 

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